Chien de catégorie 2 - démarches, permis et règles à respecter

Nathalie Thierry

Nathalie Thierry

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14 octobre 2026

Deux chiens de type American Staffordshire Terrier, dont un chien de catégorie 2, sont présentés. La question "Vous disposez d'un chien de 1ère ou 2ème catégorie ?" est affichée.

Adopter ou garder un chien de catégorie 2 ne se résume pas à choisir une race : il faut respecter une procédure précise, obtenir une attestation d’aptitude et organiser les sorties avec laisse et muselière. Je détaille ici les chiens concernés, les démarches à effectuer, les documents à conserver, les règles applicables en promenade comme en voyage et les erreurs qui peuvent coûter cher.

Les règles essentielles à connaître avant toute démarche

  • Chiens concernés : American Staffordshire terrier, Rottweiler et Tosa avec pedigree, ainsi que certains chiens assimilables au Rottweiler.
  • Permis obligatoire : il est délivré gratuitement par la mairie, avec une demande distincte pour chaque animal.
  • Formation d’une journée : elle permet d’obtenir l’attestation d’aptitude du détenteur.
  • Évaluation comportementale : elle doit être réalisée entre 8 mois et 1 an par un vétérinaire agréé.
  • Sorties encadrées : laisse et muselière sont obligatoires dans les lieux publics et les transports en commun.
  • Documents à jour : identification I-CAD, vaccin contre la rage, assurance responsabilité civile et permis doivent rester valides.

Quels chiens relèvent réellement de la deuxième catégorie

La réglementation française classe en deuxième catégorie les chiens dits de garde et de défense. Elle vise les American Staffordshire terriers, les Rottweilers et les Tosas lorsqu’ils sont inscrits à un livre généalogique reconnu, ainsi que certains chiens sans pedigree dont la morphologie est assimilable à celle d’un Rottweiler.

La race annoncée par un vendeur, la couleur du pelage ou le simple surnom de « pitbull » ne suffisent pas à déterminer le classement. Seul un vétérinaire peut apprécier le type racial de l’animal. En cas de doute, je recommande de demander une attestation écrite avant une acquisition ou avant de déposer un dossier en mairie.

Il faut aussi distinguer un chien catégorisé d’un chien simplement considéré comme dangereux. Un animal de n’importe quelle race peut présenter un risque à la suite d’un problème de comportement, d’une morsure ou de mauvaises conditions de détention. La catégorie repose principalement sur des critères réglementaires de race ou de morphologie, pas sur le caractère réel de chaque individu.

Les démarches à effectuer dans le bon ordre

La procédure paraît administrative, mais elle devient assez simple si les documents sont réunis dans le bon ordre. Je conseille de commencer par vérifier la situation de l’animal auprès d’un vétérinaire, puis de constituer un dossier complet plutôt que d’attendre une demande de pièce complémentaire de la mairie.

1. Identifier le chien et vérifier ses documents

L’animal doit être identifié par puce électronique dans le fichier national I-CAD. Cette obligation concerne aussi bien un chiot qu’un chien adulte et l’identification doit être faite au plus tard à 4 mois. Lors d’une cession, le changement de détenteur doit être transmis à I-CAD dans les 8 jours.

Le chien doit également être vacciné contre la rage. La primo-vaccination peut être réalisée à partir de 3 mois, mais elle n’est valable qu’après un délai de 21 jours. Le passeport européen de l’animal sert de preuve officielle, même si le chien ne quitte pas la France.

2. Suivre la formation du détenteur

Le propriétaire ou détenteur doit suivre une formation d’une journée auprès d’un formateur habilité. Elle comprend une partie théorique sur le comportement canin et la prévention des accidents, ainsi qu’une partie pratique avec des démonstrations et des mises en situation.

À l’issue de cette journée, le formateur délivre une attestation d’aptitude. Elle est attachée à la personne, et non au chien. Si l’animal change de propriétaire, son nouveau détenteur devra donc suivre sa propre formation, même si le chien possède déjà un permis.

3. Faire réaliser l’évaluation comportementale

Entre 8 mois et 1 an, le chien doit être examiné par un vétérinaire agréé pour une évaluation comportementale. Le professionnel apprécie le danger potentiel de l’animal et peut recommander des mesures préventives ou une nouvelle évaluation.

Le niveau obtenu peut entraîner un renouvellement périodique. Un classement au niveau 2 implique généralement une nouvelle évaluation tous les 3 ans, le niveau 3 tous les 2 ans et le niveau 4 chaque année. L’évaluation est aussi obligatoire après une morsure, indépendamment de l’âge du chien.

4. Demander le permis en mairie

Le permis définitif se demande à la mairie de la commune de résidence. À Paris, la démarche relève de la préfecture de police. Pour un chien de moins de 8 mois, un permis provisoire peut être délivré jusqu’à ses 12 mois, le temps que l’évaluation comportementale soit possible.

Le dossier définitif comprend généralement les éléments suivants :

  • le formulaire Cerfa n°13996 pour le permis définitif ou n°13997 pour le permis provisoire ;
  • la preuve d’identification I-CAD ;
  • le passeport européen avec vaccination antirabique valide ;
  • l’attestation d’assurance responsabilité civile ;
  • l’attestation d’aptitude du détenteur ;
  • les conclusions de l’évaluation comportementale pour le permis définitif.

Le permis est gratuit et une demande doit être déposée pour chaque chien. Une fois délivré, il faut le conserver et le présenter lors d’un contrôle. En cas de déménagement, le permis doit être présenté à la mairie de la nouvelle commune.

Les règles à respecter en promenade et pendant les trajets

Illustration de chiens de catégorie 2 : Rottweiler, American Staffordshire Terrier et Tosa. Un chien de type Pitbull est aussi représenté.

Dans la voie publique, les parties communes d’un immeuble, les lieux publics, les locaux ouverts au public et les transports en commun, le chien doit être tenu en laisse et équipé d’une muselière. Cette règle s’applique aussi lors d’une promenade en ville, d’un trajet vers un parc ou d’un déplacement chez le vétérinaire.

Pour la randonnée, je prépare toujours la sortie avec davantage de marge qu’avec un chien non catégorisé. La muselière doit être adaptée, suffisamment confortable pour permettre au chien de haleter et introduite progressivement à la maison. Une muselière imposée pour la première fois au départ d’un sentier risque de créer du stress, des frottements et des réactions difficiles à gérer.

La laisse doit offrir un contrôle réel. Une longe de plusieurs mètres peut être pratique dans un espace privé autorisé, mais elle n’est pas un substitut automatique à la laisse courte dans les zones fréquentées. Je privilégie un équipement solide, un harnais bien ajusté et un collier portant les informations de contact, même si la puce électronique reste l’identification officielle.

Lire aussi : Rottweiler en France - permis, muselière et obligations

Transports, hébergements et activités sportives

Dans les transports en commun, la laisse et la muselière sont obligatoires. Le réseau de transport peut prévoir des conditions supplémentaires, notamment sur les horaires, les espaces autorisés ou la réservation. Avant un trajet, je vérifie donc les règles du transporteur et je garde le permis ainsi que le passeport dans un dossier facilement accessible.

Pour un hébergement, mieux vaut demander les conditions avant de réserver. Certains établissements acceptent les chiens catégorisés uniquement sur accord préalable, avec une assurance et des règles particulières dans les parties communes. Cette vérification évite une mauvaise surprise à l’arrivée, surtout après plusieurs heures de route.

Les activités sportives restent possibles, mais elles doivent respecter la condition physique et le tempérament du chien. La marche, le canicross encadré ou les exercices d’obéissance peuvent être intéressants, à condition d’éviter les situations qui provoquent une excitation incontrôlée. La réglementation ne remplace pas l’éducation : elle impose un cadre minimal, tandis que le travail quotidien construit la fiabilité du binôme.

Les obligations qui continuent après l’obtention du permis

Le permis n’est pas une formalité définitive qui dispense de toute surveillance. Le détenteur doit maintenir le vaccin contre la rage à jour, conserver une assurance responsabilité civile valide et respecter les conditions de circulation à chaque sortie.

L’assurance doit couvrir les dommages que le chien pourrait causer à des tiers, y compris les membres de la famille considérés comme des tiers dans ce cadre. Je conseille de demander à l’assureur une attestation mentionnant clairement l’animal concerné et de vérifier les exclusions du contrat, notamment celles liées à la catégorie réglementaire.

Le détenteur doit également être une personne autorisée à posséder ce type de chien. La détention est interdite aux mineurs, aux majeurs sous tutelle sans autorisation du juge, aux personnes condamnées pour certains faits inscrits au bulletin n°2 du casier judiciaire et aux personnes auxquelles la garde d’un chien a été retirée.

Obligation non respectée Risque financier maximal indiqué par les textes
Absence d’identification 750 €
Absence d’évaluation comportementale 750 €
Absence de permis 750 €, puis jusqu’à 3 mois d’emprisonnement et 3 750 € d’amende en cas de non-régularisation
Absence d’assurance responsabilité civile 450 €
Vaccination antirabique non à jour 450 €
Permis non présenté lors d’un contrôle 450 €

La situation peut devenir plus grave si le chien est détenu sans autorisation ou circule dans des conditions dangereuses. La confiscation de l’animal, l’interdiction de détenir un chien et, dans certaines circonstances, le placement en fourrière peuvent s’ajouter aux amendes.

Les erreurs qui compliquent le plus la vie des propriétaires

La première erreur consiste à attendre les 8 mois du chien pour commencer toutes les démarches. La formation, l’assurance et la constitution du dossier peuvent être préparées avant. Si le permis provisoire n’est pas demandé pour un chiot, le détenteur risque de se retrouver en infraction alors que l’évaluation comportementale n’est pas encore possible.

La deuxième est de croire que le pedigree suffit à régler la situation. Il prouve certains éléments de race, mais il ne remplace ni l’évaluation comportementale ni le permis. À l’inverse, l’absence de pedigree ne signifie pas automatiquement que le chien échappe à la catégorie, notamment lorsqu’il présente une morphologie assimilable à celle d’un Rottweiler.

Enfin, beaucoup de propriétaires pensent que la muselière n’est obligatoire que dans les transports. C’est inexact. Elle doit être portée avec la laisse dans tous les lieux publics et locaux ouverts au public. Pour éviter les oublis, je range le permis, l’attestation d’assurance et le passeport dans une pochette dédiée, prête à accompagner chaque déplacement.

Une organisation simple pour rester en règle toute l’année

Le plus efficace est de tenir un petit calendrier avec la date du rappel antirabique, l’échéance de l’assurance, l’âge des 8 mois et les éventuelles dates de renouvellement de l’évaluation comportementale. Cette routine prend quelques minutes et évite que la conformité repose sur un souvenir incertain.

Avant une randonnée ou un voyage, je vérifie quatre points : muselière adaptée, laisse fiable, documents disponibles et règles du lieu d’accueil. Avec cette préparation, les obligations deviennent une habitude pratique plutôt qu’une contrainte qui surgit au dernier moment.

La réglementation encadre strictement ces chiens, mais elle n’empêche ni les promenades, ni les activités sportives, ni les déplacements. Un dossier complet, une éducation cohérente et une anticipation sérieuse permettent de profiter de la vie quotidienne avec son animal dans un cadre clair et sécurisé.

Cet article a un caractère purement informatif et éducatif. Le contenu a été élaboré avec l'aide d'outils analytiques et linguistiques modernes (IA). Avant de prendre une décision, consultez un expert.

Questions fréquentes

La deuxième catégorie concerne les American Staffordshire terriers, les Rottweilers et les Tosas inscrits à un livre généalogique reconnu, ainsi que certains chiens sans pedigree assimilables au Rottweiler. En cas de doute, seul un vétérinaire peut apprécier le type racial de l’animal.

Il faut identifier le chien auprès d’I-CAD, maintenir sa vaccination antirabique à jour, suivre une formation d’une journée pour obtenir l’attestation d’aptitude, puis faire réaliser l’évaluation comportementale entre 8 mois et 1 an. Le dossier se dépose ensuite à la mairie avec le formulaire Cerfa, les justificatifs d’identification, le passeport, l’assurance et les attestations nécessaires.

Oui. Un permis provisoire peut être délivré jusqu’aux 12 mois du chien, période durant laquelle l’évaluation comportementale n’est pas encore possible. Il faut utiliser le formulaire Cerfa n°13997 et demander un permis distinct pour chaque animal.

Le chien doit être tenu en laisse et porter une muselière dans la voie publique, les parties communes d’un immeuble, les lieux publics, les locaux ouverts au public et les transports en commun. Ces obligations s’appliquent donc aussi aux promenades en ville et aux trajets chez le vétérinaire.

L’absence d’identification ou d’évaluation comportementale peut entraîner une amende maximale de 750 €. L’absence de permis peut conduire à 750 €, puis jusqu’à 3 mois d’emprisonnement et 3 750 € d’amende en cas de non-régularisation. L’absence d’assurance, la vaccination antirabique non à jour ou la non-présentation du permis peuvent entraîner une amende de 450 €.
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Autor Nathalie Thierry
Nathalie Thierry
Je m'appelle Nathalie Thierry et j'ai neuf ans d'expérience dans l'univers de la randonnée, du sport et du voyage canin. Mon intérêt pour ces sujets a commencé lorsque j'ai réalisé à quel point partager des aventures avec mon chien pouvait enrichir nos vies. J'aime explorer de nouveaux sentiers et découvrir des destinations qui accueillent les amis à quatre pattes, tout en veillant à ce que chaque expérience soit à la fois agréable et sécurisée pour nous deux. Dans mes écrits, je m'efforce de fournir des informations précises et accessibles, en vérifiant mes sources et en simplifiant des sujets parfois complexes. Je suis passionnée par l'idée d'aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux liés à la randonnée avec un chien, que ce soit en matière de sécurité, d'équipement ou de préparation. Mon objectif est de partager des conseils pratiques et des récits inspirants qui encouragent chacun à sortir et à profiter de la nature avec son compagnon canin.
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